Regard de la Mongolie / Feelings about Mongolia

(English resume at the end)

Un pays fortement contrasté

La Mongolie est un pays très contrasté entre les grands espaces calme, très peu habité et Ulan bator ou vit près d’un tiers de la population. Autant dire que c’est deux mondes totalement opposés ! Ulan Bator où se mêlent le bruit, les voitures, les banques partout, les bars, les grands buildings et la pollution. Ce n’est pas une ville ou on veut s’établir pour du long terme. C’est la première capitale où nous voyons régulièrement ses habitants vomir dans la rue à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. L’alcool semble faire des ravages ici aussi et ça laisse imaginer un certain nombre de problèmes sociaux qui y sont liés (chômage, précarité..). On peut observer les écarts grandissant entre les différents quartiers de la capitale mongole. En effet a conception de la ville renforce ce contraste entre ceux habitant au centre-ville dans des buildings plus ou moins récents et ceux vivant dans des yourtes en périphérie.

Buildings

Buildings in U.B

Contryside

Contryside

Entre représentations et réalité

La Mongolie est le premier pays où nous faisons du volontariat, une première expérience forte en émotion. En effet le volontariat faisait partie intégrante de notre conception du voyage. Nous sommes ravis d’avoir commencé en Mongolie. Cependant nous avons vite réalisés qu’entre représentations et réalité du volontariat il y a un parfois un gouffre. En tant qu’occidentaux, et français de surcroit, nous ne pouvions pas imaginer les conditions dans lesquels cela se déroulerait. Nous ne regrettons aucunement cette expérience. Pour le moment ce fut certainement la plus éprouvante physiquement et mentalement. Ce fût aussi la plus inoubliable. Nous, quand on pensait volontariat on imaginait échange de savoir, transmission, planning, travail, temps libre. Un peu utopique tout ça ! En fin de compte les échanges verbaux étaient très limités ainsi que la transmission des savoir-faire à proprement dit (être berger, faire la traite, faire le pain..) tout passait uniquement par de l’observation. Heureusement pour nous Mateusz nous avait briffés sur ce qu’il avait appris avant de partir. Pour ce qui est planning et organisation, après quelques jours d’observation participante nous étions réglés comme des pendules.

Nous avons aussi vite compris qu’il n’y a pas de jours de congés dans ce mode de vie, du coup pas de journée pour se balader seul et sans moutons. Pas grave. Ce ne fut pas le plus dur pour nous. Le plus dur ça a été de ne pas avoir d’espace à soi, à nous durant ces quinze jours. C’est ça la vie en yourte ! Le manque d’espace personnel. Être en total immersion 24h sur 24. Notre seule bulle était le temps avec les moutons, mais là encore, les moutons occupent quasiment tout l’espace-temps. Quelle aventure ! La confrontation de deux modes de vie très différents, ce n’est pas facile mais tellement enrichissant ! On relativise très vite nos tracas se disant que nous ne sommes là que ponctuellement, alors que eux c’est leurs vies de tous les jours.

Traditional Mongolian clothes

Traditional Mongolian clothes

Our home

Our home and our principal activity: Shepherd

Immersion et intégration

Un autre point important qui ne se limite pas à cet exemple de volontariat, c’est la différence entre intégration et immersion, les deux ne sont pas forcément en tout point corrélés. . En effet nous étions 100% immergés voire même 200% cependant nous ne nous sommes pas sentit totalement intégré pour autant. La faute étant partagé bien évidement. Nous étions souvent extrêmement fatigués par le rythme des journées et pas toujours à même de trouver des moyens de créer du lien. De l’autre coté la famille où nous étions n’a pas pris la peine de retenir nos prénoms, c’était souvent par un « HEY » qu’ils nous appelaient. Il faut dire que ça ne nous a pas motivés d’avantage.

En même temps une intégration totale est-elle possible ne parlant pas la langue ? On commence à se rendre compte que c’est une sacré barrière même si nous sommes les premiers à penser qu’il existe différents moyens pour communiquer. Ça demande plus de temps, l’investissement n’est du coup pas le même, il demande un effort supplémentaire qu’on n’est pas toujours motivés à faire.

Nous avons vraiment appris beaucoup de cette expérience, nous avons vécu des moments durs et des moments très marrants. Tous sont ancrés dans nos mémoires et nous conseillons à quiconque le désir de se tenter, d’oser l’aventure en pays Mongol.

Entre évolution des traditions et modernité ?

Les mongols ont compris l’attirance des occidentaux pour leur mode de vie et aussi l’importance du tourisme. Cela permet à beaucoup de semi-nomades de diversifier leurs activités en proposant le logis et le couvert pour quelques tugriks. Une façon d’avoir des compléments de revenus pour ces paysans des terres arides.

Ce qu’on a constaté durant cette virée en terre mongole, c’est l’aspiration au modèle de vie occidental. Notamment en terme d’habitat. Nous avons permis durant ces 15jours de volontariat de libérer du temps pour Honda, le père de famille, afin qu’il termine la maison en bois construite à quelques mètres de la yourte familiale. Serait-ce la fin du nomadisme des paysans mongols ? Seule une observation sur le long terme pourra le dire.

Nous ajouterons que les paysans mongols sont dans tous les cas beaucoup moins nomades qu’auparavant. Nous avons observés qu’ils déménagent seulement d’un point d’hiver à un point d’été. Après la visite de plusieurs yourtes on observe qu’une majorité possédait au minimum la télé. Peut-être un moyen de s’évader d’un quotidien pas toujours facile.

Ces deux semaines de volontariat nous ont aussi permis d’appréhender un peu mieux la culture mongole. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, aujourd’hui on peut dire qu’on en a une petite idée. On peut aussi ajouter que c’est un mode de vie très rude, due en partie à un climat souvent extrême. Les fruits et légumes sont en majorité importés car trop difficile à faire pousser. On s’est rendu compte de la chance d’avoir grandi en France, dans un climat tempéré où il est commode de cultiver diverses variétés de fruits et légumes.

 

La place de la voiture

Ça sera un de nos petit regret, ne pas avoir tenté le stop en Mongolie, on sait de par Mateusz entre autre que ça marche, mais on n’était vraiment pas équipés et ont a pas osés. C’est comme ça !

On ressent les effets non maitrisé de l’exode rural sur l’urbanisation des villes. Principalement à Ulan Bator ou l’aménagement de la ville n’est pas adaptés à de tel flux motorisés. Les bouchons sont monnaies courante et les transports en commun trop peu fréquents dans certains quartiers. La ville initialement conçue pour 400 000 habitants en compte plus d’1 300 000. Pour réduire les flux et les taux de pollution la circulation est alternée en fonction de son numéro de plaque. Malheureusement cette règle peut toujours être contourné quand on a assez d’argent pour posséder deux véhicules.

Cela explique pourquoi tout le monde tend la main sur le bord de la route et pourquoi tout le monde est Taxi.

Ajouté à cela les usines électriques qui fonctionnent au charbon puis le fait que tout est n’importe quoi est utilisé pour se chauffer ( pneus, plastiques..) Cela explique les taux de pollution si important en hiver notamment.

Ulan Bator / View to Masha's flat

Ulan Bator / View to Masha’s flat

Les Air Markets

Dernier point qu’il nous semble intéressant de développer surtout avec quelques mois de recul, c’est la facilité de trouver des « air market » qui offrent des réservations de vol gratuitement à Ulan Bator. Ça parait bête mais beaucoup de pays pour l’obtention du visa demande des réservations de vol d’entrée et/ou de sortie du pays en question. Etant en ce moment confrontés à la même situation pour le visa indien on se rend bien compte que ce n’est pas si évident que ça à trouver ce service gratuitement. Nous avons néanmoins trouvés d’autres solutions en Thailande que nous vous expliquerons en temps voulu.

Voili voilou notre épisode en terre Mongole est terminé, on a surement oublié plein de choses que nous rajouterons si besoin est. N’hesitez pas à poser des questions si vous avez des interrogations plus précises. On vous joint un article qui nous a beaucoup parlé après cette expérience

Quant à nous c’est départ pour la Chine !!

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/GENTE/48813

Et notre vidéo souvenir:  https://www.youtube.com/watch?v=1J-EEUdC_98

(English Resume)

A strongly contrasted country

Mongolia is a country very contrasted between the big quiet space, and Ulan bator where lives a big part of the population. Ulan Bator where get involved the noise, the cars, the banks everywhere, the bars, the big high rises and the pollution. It is not a city or we want to become established for the long term. It is the first capital where we see regularly his inhabitants vomiting in the street at any time of day or night. The alcohol seems to go on and that lets imagine a number of social problems which are connected to it (unemployment, precariousness).

Between representations and reality

Mongolia is the first country where we make some voluntary service, a first experience strong in emotion. Indeed the voluntary service was an integral part of our journey’s conception. We are delighted to have begun in Mongolia. However we fast realized that between representations and reality of the voluntary service there is an abyss sometimes. As Westerners, and French of increasing, we could not imagine the conditions in whom(which) it would take place. We regret not at all this experience(experiment). For the moment it was certainly the most testing physically and mentally. It is also the most unforgettable. We when we thought of voluntary service we imagined exchange of knowledge, transmission, schedule, work, spare time. A little bit utopian !

After all we were so limited that the transmission of the know-how has itself (be a shepherd, make the draft, make the bread) everything passed only by the observation. Fortunately for us Mateusz helped us on what he had learnt before leaving. For what is schedule and organization, after a few days of participating observation we were settled as clocks.

We fast understood that there are no days off in this way of life, no day to have a walk alone and without sheep. Doesn’t matter. It was not the hardest for us. Harder was to have no space to us for these fifteen days. That’s it the life in yurt! The lack of personal space. . Be in total dumping 24 hours a day. Our only bubble was the time with sheep, but there still, sheeps occupy almost all the space-time. Well! The confrontation of two very different way of life, it is not easy but so enriching! We put in perspective very fast saying to himself that we are there only punctually, while they it is their daily lives.

Dumping and integration

Another important point which does not limit itself to this example of voluntary service, it is the difference between integration and dumping, both are not necessarily correlated. Indeed we were 100 % immersed even 200 % however we are not smelt totally integrated for all that. The fault being well shared for sure. We were often extremely tired by the rhythm of the days and not always to find ways to create link. Then the family where we were did not make the effort to memorise our first names, it was often by the « HEY » which they called us needs to admit that that did not motivate us of advantage.

At the same time a total integration is it possible if you’re not speaking the language? We begin to realize that it one is a barrier even if we are the first ones to speak about various ways to communicate. That asks for more time. The investment is of the blow not the same, he asks for an additional effort which we are not still motivated to make, not always. We really learnt many things of this experience, we lived hard moments and very funny too. All are anchored in our memory and we recommend to whoever the desire to try, to dare the adventure in Mongol country.

These two weeks of voluntary service also allowed us a quite total dumping in the Mongolian culture. We did not know what to expect, today we can say that we have a small idea of it. We can however add it is a very rough lifestyle, due partially to an often extreme climate. Fruits are vegetables are imported for the greater part because too difficult to grow. We realized the luck which we had to have grown up in France, in a moderate climate and or it is easy to cultivate many varieties of fruits and vegetables.

Between evolution of the traditions and modernity.

Mongolian understand the attraction of the Westerners for their lifestyle and thus the importance of the tourism. It allows many semi-nomads to diversify their activities by proposing food and the place setting for some tugriks. A way of having income supplements for these farmers of dry lands.

What we noticed during this trip in Mongolian ground, it is the inspiration in the western model. We allowed during these 15days of voluntary service to freedom time for Honda, the father, so that he ends the wooden house built a few meters away from the family yurt. Would it be the end of the nomadism of the Mongolian farmers? Only an observation on the long term can say it.
We shall add that the Mongolian farmers are much less nomadic in any case than previously. We observed that he moves only of a point of winter to a summer point.

The place of the car

That will be one of our regret, not to have tried stop in Mongolia, we know due to Mateusz among others that it works, but we were not really equipped and have dared. That is the way it is!
We feel the effects not mastered by the exodus countryman on the urbanization of cities. Ulan Bator is unfortunately a perfect example, it is the place of the car, the city that is not adapted to such motorized flows. Corks are currencies common and the little frequent public transportation in certain districts.

The city initially conceived for 400 000 inhabitants in account more than 1 300 000 to To reduce flows and rates of pollution the traffic is alternated according to its number of patch. The problem is that the people who have money can buy a second vehicle for landing from its limitations.
We understand why the rate of pollution is so important and also why everybody holds out(offers) the hand by the roadside. Everybody is Taxi.

Air market

Last point that it seems to us interesting to develop especially with a few months of backward movement, it is the ease to find market  » air  » who offer reservations of flight free of charge to Ulan Ba-tor. That seems stupid but many countries for the obtaining of the visa ask for reservations of flight of entrance and/or exit of the country. Being confronted at the moment with the same situation for the Indian visa we well realize that it is not so obvious as that to find this service free of charge. We nevertheless found other solutions in Thailand which we shall explain you later.

Here we are our episode in Mongol ground is ended, we certainly forgot full of things that we shall add if need be. Do not hesitate to ask questions if you have more precise interrogations. We join you an article which spoke to us after this experience. As for us it is departure for China!!

Our vidéo souvenir:  https://www.youtube.com/watch?v=1J-EEUdC_98

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s