Volontariat ou comment devenir berger en Mongolie / Volunteers in Mongolia

(English resume at the end of the article)

Countryside

Countryside

Trek et ballotement

Bayara est prévenu de notre arrivé à Muron nous serons donc à Hatgal d’ici peu. Après ces 17h de bus très folklorique (musique mongole, route en terre et partage de notre place avec le deuxième chauffeur), on découvre qu’un taxi nous attend pour nous amener à Hatgal. On est content d’être attendu par quelqu’un même si d’un autre coté on voulait tenter l’autostop. On déchante lorsqu’on découvre que Bayara a envoyé un taxi nous récupérer. Ça nous revient à 60 dollars à trois pour une heure de trajet ! C’est quasiment le prix du bus pour venir à Muron. Bref trop gentils on ne refuse pas. On commence à se dire que volontariat et tourisme sont des mots un peu trop corrélés… On arrive chez Bayara en début d’après-midi, on découvre une jolie maison en bois avec deux yourtes dans le jardin. Il nous en ouvre une et y allume un feu. Le volontariat c’est pour le lendemain, aujourd’hui c’est repos après 17h de bus bien fatigantes et soirée avec Andreu notre ami catalan. Le soir même Bayara nous propose un trek de deux jours à dos de cheval avant de partir dans la campagne. Un peu naïf on se dit pourquoi pas. En attendant nous allons en voiture avec sa femme faire quelques courses pour notre repas du soir. Nous nous confectionnons des spaghettis à la sauce tomate tout ça dans le poêle au feu de bois. Le ventre rempli nous mettons quelques buches à brûler pour la nuit et allons-nous coucher.

Hatgal

Hatgal

Le lendemain matin Bayara passe avec la note pour les deux jours de trek. On tombe un peu des nus niveaux budget pour les deux jours surtout après les 40dollars dépensés pour le taxi. De plus nous n’avions pas pris assez de liquidité, imaginant ne pas faire de grosses dépenses durant notre volontariat. . Du coup on en discute à trois avec Andreu et décidons d’y aller pour une journée, car pas assez de budget pour plus et hate de commencer le volontariat. Une journée nous revient à 10 dollars par personne, ça reste raisonnable. Il est 9 h, Bayara nous dit d’être prêts pour 10h. A 10 h nous sommes prêt. A 11h30 toujours pas parti, on commence à se dire qu’on est des beaux pigeons. A midi le guide et les trois chevaux arrivent. Et là, il ne faut pas traîner ! Laura essaie de rester calme en demandant plus de renseignements sur la suite. Au programme, nous partons à cheval pour une balade, laissons les sacs. Ils nous rejoindrons ce soir, et demain le guide nous dépose dans notre famille d’accueil. Ok, c’est parti. Nous nous dirigeons vers le bord du lac, joli balade. Raph râle un peu car les étriers ne sont pas à sa taille et que ces jambes lui font mal. Oui il faut savoir que les chevaux mongols ne sont pas très grands. Monter à cheval ne se fait pas de la même manière qu’en France. Mais mise à part ça tout va bien. Laura frime en partant au trot tandis que les garçons avancent tranquillement.

Khövshgöl lake

Khövshgöl lake

Horse Trek

Horse Trek

Après le lac, nous partons en direction des montagnes rejoindre notre refuge pour la nuit. Ballade express, mais non moins charmante à travers la forêt et les montagnes. A 17h nous sommes arrivés. Mais déjà bien fatigué par ces quelques heures à cheval. Une fois dans la maison en bois de notre guide (et non pas que des yourtes en Mongolie) nous participons aux différentes tâches. Les hommes partent couper du bois tandis que Laura commence à préparer le repas. Oui on sait cela fait un peu clicher mais pour le repas Laura aidé notre guide. Au repas nouilles faite maison, pomme de terre et viande. C’est très bon, on se régale. La nuit est tombée et les sacs ne sont toujours pas arrivés. Ils étaient censés être rapatrier pour la nuit. On se demande ce qui se passe, surtout qu’avec le froid qu’il fait et sans duvet la nuit risque d’être amusante. Puis notre guide part à moto en pleine nuit pour aller les récupérer. On se demande comment il va faire car 3 sacs de 60 à 80litres ça fait un peu volumineux. 30 minutes plus tard le voilà de retour avec les trois sacs ficelés sur la bécane. On est trop surpris. On le félicite de l’exploit mais cela semble plutôt habituel de porter de lourdes et encombrantes charges à dos de moto.

Le lendemain nous partons rejoindre notre famille d’accueil pour le volontariat. Andreu part d’abord à moto, 10 minutes plus tard vient notre tour. On commence à pied puis le guide après avoir déposé nos sacs nous prend à deux sur sa moto. Nous arrivons et un chien a eu le temps de faire pipi sur le sac de Raph ! Ça commence bien. On aperçoit deux enfants et ils nous invitent à entrer en attendant les parents. Nous goutons pour la première fois le thé au lait de yacks et la crème de yacks avec le pain maison. Ça nous donne de l’énergie et c’est très bon. Après quelques minutes la mère arrive. Elle n’a pas de travail pour nous aujourd’hui, elle nous propose de rejoindre une autre famille pour la journée. Celle-ci déménage sa yourte pour la mettre plus haut dans la montagne afin d’y passer l’hiver. Nous retrouvons Andreu ainsi qu’un couple d’Australien. Tous s’attèlent à démonter la yourte. On s’ajoute à la tâche et 1 heure plus tard tout est dans le camion ou dans les charrettes tirées par les yacks.

Il est temps maintenant d’aller déposer tout ceci dans les hauteurs. Entre-temps les Australien attendent le guide pour repartir chez Bayara. On demande à Laura de ramener les 6 bébés yacks tandis que Raph s’occupe de guider le yack remorque. On est ravis de s’occuper des animaux, même s’ils n’écoutent pas trop et que Raph doit tirer le Yack par le nez pour le faire avancer.

babies yack

babies yack

Raph and the biig yack

Raph and the big yack

Yurt construction

Yurt construction

Arrivé plus en hauteur dans les montagnes, il est temps de remonter la yourte. Quand la nuit commence à tomber tout est fin prêt et la mamie prépare le thé pour réchauffer les travailleurs. Nous commençons à manger quand Honda arrive dans la yourte. Nous comprenons plus ou moins que nous devons le suivre pour aller chez lui. On pense alors que c’est le père de la famille où les sacs nous attendent depuis le matin. Bien gentil, Honda est venue nous chercher avec trois chevaux. C’est donc à cheval que nous rejoignons sa yourte. Faire du cheval en pleine nuit avec pour seule lumière celle de la lune et des étoiles c’est assez magique et froid ( glagla). Une fois arrivée nous trouvons la yourte un peu différente. Et déjà la longueur du trajet à cheval nous mettait la puce à l’oreille. On s’inquiète un peu mais sans plus. On passe la petite porte en bois et retrouvons Mateusz, le Polonais que nous avions briffé un peu plus tôt sur ce volontariat. Nous sommes contents de le voir. Il est là depuis une semaine et repars demain chez Bayara. Entre temps Honda part chercher nos sacs. Nous sommes officiellement avec notre famille d’accueil pour les 15 jours qui suivent.

 

Fermiers en Mongolie

Our home

Our home 🙂

Dans la yourte on rencontre la femme de Honda, Munkgerel et Dolchine, leur nourrisson de 7 mois. Il y a également leurs deux jeunes enfants en vacances scolaire Batchimik et Barogoune respectivement âgés de 6 et 8 ans. Mateusz partage avec nous son expérience de la semaine et les quelques mots de Mongols qu’il a découvert. Nous partageons à nouveau le repas agrémenté du fameux thé mongol. Laura sort assouvir un besoin pressant et reviens vite fait. Elle explique qu’un yack lui fonçait dessus alors qu’elle faisait pipi. Mateusz lui explique alors que les yacks aiment bien lécher l’urine!! Bon OK. Maintenant on est au courant. Il est temps d’aller se coucher, il est 21h passé.

Le lendemain réveille avec le soleil, on a eu un peu froid. Un bon petit thé avec du pain maison tartiné de crème de yacks et c’est parti. La maman part à la traite tandis que Mateusz s’occupe de Dolchine le bébé. Ensuite il faut de l’eau et donc de la neige ainsi que couper du bois pour mettre dans le poêle. Aux environs de 10h30, on mange un bout avant de partir dans les montagnes avec chèvres et moutons. Il est 11h et ce jour-là ça traîne un peu avec les moutons, raison : aujourd’hui l’un d’eux passe à la casserole

Breakfast

Breakfast

Snow water

Snow water

Vers 11h20 nous voilà en route avec les moutons. Environ trois cents têtes à aller balader dans les montagnes mongoles. Mateusz nous explique ce qu’il a pu apprendre et comprendre de la vie de berger. Par exemple éviter d’aller trop dans la forêt et les laisser avancer jusqu’à ce que le troupeau trouve un coin pour pètre. Nous sommes ravis de passer cette journée avec lui avant de se retrouver seuls avec les bêtes. En effet personne ne parle anglais dans la famille, excepté quelques mots comme sheep, eat, good, sleep. Cette journée se passe bien, nous rentrons vers 15h30. En arrivant nous apercevons la maman préparer des saucisses avec les boyaux de moutons ainsi que les entrailles en train de cuire… . Quelques minutes plus tard c’est un petit bol plein de choses très appétissantes que nous avons devant les yeux. Laura fait des grimaces mais ce n’est pas le moment de dire non. Nous comprenons que c’est un honneur de manger ces parties de la chèvre tuée, un vrai festin pour les mongols qu’ils partagent avec les voisins les plus proches. Nous mangeons tant bien que mal. C’est le moment pour Mateusz de rentrer à Hatgal. Ayé ! Première journée en Mongolie ! !

Hmmm

Hmmm

Les jours se suivent et se ressemblent en partie. Réveil vers 8h30 avec le soleil. Honda ou sa femme allume un feu dans le poêle histoire de réchauffer l’atmosphère. Parfois ça se fait de manière plutôt expéditive, c’est-à-dire à l’aide d’un chalumeau. On déjeune deux ou trois tartines de pain avec de la crème, du sucre (lorsqu’il y en a), tout ça accompagné du fameux thé au lait de yack. Ensuite Laura s’occupe de Dolchine tandis que Raph ramène de la neige pour la faire fondre et la filtrer avec une passoire. Au début Raph ramasse la neige à l’aide d’un couvercle de casserole. Après quelques brûlures aux doigts, Honda lui propose une pelle qu’il nettoie en la plantant plusieurs fois dans la neige. Vers 10h30 c’est le retour de la traite des yacks et la préparation du thé pour la journée et du beurre/crème pour le lendemain. Un petit coup de balai dans la yourte, quelques buches de bois coupés. On prend un en-cas et c’est parti pour 3 à 4h dans les montagnes avec environ 300 chèvres et moutons. En règle générale nous demandons la direction dans laquelle nous emmenons le troupeau. Nous ne savons pas si cela revêt d’une grande importance mais nous supposons qu’ils connaissent mieux la montagne et les endroits pour pêtre. On récupère nos bâtons et à coup de « Tcho tchchcho » nous l’ai fait sortir de l’enclos, un devant, un derrière c’est parti.

Here we go

Here we go

A ce moment-là on ne peut pas prédire comment ça va se passer. Parfois les animaux sont plutôt calme et se posent assez facilement pour brouter, d’autres fois il est possible de marcher une heure ou deux avant qu’ils trouvent un endroit pour manger. A force on commence à observer les différences de comportement entre chèvres et moutons. Les moutons étant plus peureux. On repère les leaders pour mieux gérer le troupeau et surveille les plus petits qui ont tendance à ne pas écouter et/ou ne pas suivre. Nous commençons à nous accoutumer au lancé de pierre pour amener certains ou certaines à changer de directions. C’est plutôt amusant et les paysages sont magnifiques. Cependant tout cela se passe en pleine montagne, il fait vite très froid et peut y avoir beaucoup de vent d’un versant à l’autre. De plus monter et descendre en passant par des parties enneigées ou très glissantes de la forêt (oui c’est pour cela qu’il vaut mieux éviter au troupeau d’y aller) ça peut devenir très vite fatiguant.

sheeps and goats in the mountains

sheeps and goats in the mountains

Lorsque le soleil pointe son nez c’est plutôt agréable mais lorsque le vent et les nuages sont présents c’est des chutes de températures assez impressionnantes.

Cold

Cold

Quand 300 bêtes s’étalent sur tout un versant de montagne et qu’il faut les faire bouger pour rentrer c’est tout une histoire aussi ! Retour à la yourte entre 3 et 4h, nous laissons les moutons à une centaine de mètres en direction de la yourte pour les laisser brouter librement jusqu’à l’heure du retour à l’enclos vers 18h30.

sheeps and goats in the mountains

sheeps and goats in the mountains

Au bout de seulement quelques jours notre appareil photo nous lâche ! Un peu beaucoup frustrés mais tant pis c’est la vie.

A notre retour nous prenons un peu de crème de yacks avec du pain maison avant de retourner à nos autres occupations journalières : bébé, bois, neige et cuisine. A 18 h c’est l’heure du repas, comme chaque jour nous avons droit à notre ration de chèvre et riz ou pâtes avec des pommes de terre et quelques feuilles de choux. Tout ça sous forme de bouillon. La quantité ne manque pas, et on nous sert souvent deux fois. La plupart du temps nous finissons le repas avec du yaourt au lait de yack maison. Très bon, très doux.

La deuxième semaine Raphaël ne digère plus trop l’opulence de produits laitiers et la répétitivité des menus proposés. Il est patraque 2/3jours mais sort tout de même s’occuper des moutons avec Laura. Un petit tour à Hatgal en moto pour Honda et Laura. C’est l’occasion d’acheter des boissons gazeuse et passer un coup de fil à Macha qui nous accueillera de nouveau à Ulan Bator en Air B’n’b avant le départ pour la Chine.

Une fois les bêtes rentrées et le bois coupés, les voisins passent souvent boire un thé ou deux ou trois et parler de leur journée. Nous nous sentons un peu l’attraction de la maison. C’est également l’heure des devoirs pour les enfants Barogoun et Batchémik. La deuxième semaine les deux grandes sœurs nous rejoigne et accompagne donc les plus petits dans cette tâche. Ils passent au moins une heure ou deux chaque soir à travailler. Pendant ce temps Honda essaie de déplacer l’antenne afin de faire fonctionner la télé… . Sans succès durant notre séjour. Et oui nous sommes donc 9 dans la yourte de 25/30m². Pas le temps de s’ennuyer.

Dolchine

Dolchine

Homework time

Homework time

Vers 21h/21h30 on prépare le lit, pour dormir. C’est un tapis fait main en poil de mouton. Utilisé également dans la construction de la yourte pour faire les murs qui isolent du froid.

Avec nos duvets -1 nous avons froid la nuit. Nous empruntons donc des manteaux et autres couvertures à la famille pour nous emmitoufler d’avantage. Mais la yourte a quelques aérations au sol et la présence du chat n’aide malheureusement pas. Résultat des courants d’air assez glacials pendant la nuit. De plus Dolchine qui dormait avec sa maman se réveille une à deux fois par nuit pour manger (au minimum). Avec les couches supplémentaires et entrecoupés de cris de bébé nous arrivons tout de même à dormir.

Déjà quelque temps que nous sommes là et nous ne voyons personne se laver. En même temps il fait plutôt froid. On commence à se sentir très sale, entre les moutons et le bébé qui ne porte pas de couche… on vous épargne les détails. Ce qu’on peut en dire c’est que le froid masque bien les odeurs, puisque nous ne nous sommes pas lavés pendant 15 jours en dehors des mains et des dents. Un record pour chacun de nous dont on est assez fier même si on n’est pas pressés de recommencer.

Les jours se suivent et se ressemblent. Nous avons pris nos marques assez facilement. Nous savons les tâches qui nous sont dédiées et à peu près quand les effectuer. Tout est bien organisé dans une journée et grâce aux moutons nous découvrons à chaque fois un nouvel endroit aux environs. Un bon moyen de visiter, ça c’est vraiment génial.

Beaucoup d’amusement avec les enfants. On joue au ballon, on rigole et on danse mais c’est souvent très dur de mettre une limite (la barrière de la langue n’aidant pas). Dans une yourte il y a en effet un seul espace pour tous, qu’on soit grand ou petit. Ne nous permettant pas trop de recadrer, les ainées elles s’en donnent à cœur joies.

Batchimik

Batchimik

Les paysages sont magnifiques et différents d’une montagne à l’autre.

Déjà 15 jours que nous sommes là, le départ approche.

Tant de chose à écrire, mais si on continue comme ça cet article ne sortira jamais du pc

Pleins de souvenirs, d’expériences et de froid accumulés avec joie. Nous sommes heureux d’avoir découvert la culture Mongole et vécut leur quotidien durant ces deux semaines. La Nature, Les montons, les enfants, les yacks, le thé, la cuisine, les moutons encore J …

 

 

English resume

Trek and contryside

We warn Bayara that we arrive at Muron and that we will be in Hatgal soon. After these 17 hours of bus, we discover that a taxi waits for us to bring us to Hatgal. We are a little disappointed because we thought of managing by ourselves our arrival and also avoiding additional costs. Indeed the taxi charges us 60 dollars for three person! It is almost the price of the bus to come to Muron. Too kind we do not refuse. We begin to say to ourself that voluntary service and tourism are a little too much correlated words … We arrive to Bayara, he opens us a yurt to spend at night. From the evening he proposes us a trek of two days on horseback before leaving for voluntary service. A little bit naïve we say why not.

Bayara’s wife drives us to a shop for buy food for dinner. We make spaghettis with tomato sauce cooked in the stove. The stomach filled we put some wood to burned for the night and we are going to sleep. The following morning Bayara passes with the bills for trekking two days.. Of the blow we discuss with Andreu and decide to go there for a day, because otherwise it’s too much expensive and we don’t have enough money. A trekking day is about 10 dollars per person that remains quite reasonable. It’s 9 am, he tells us to be ready for 10 am. At 10am we are ready. In 11.30 am always at Bayara place. we started to say to himself that we are beautiful candide. At noon the guide and three horses arrive.

Laura tries to stay calm by asking for more information on the continuation. To the program, we leave our bags and somebody will bring us for the night. For the day after the guide deposits us in our host family. OK, it’s midday and we start the trek. We go to the lakeside, attractive ballad. Raph grumble because stirrups are not for his size and because these legs hurt. Yes it is necessary to know that the Mongolian horses are not very big. Of this ridden fact is not made in the same way as in France. Otherwise everything goes well. Laura shows off by leaving faster whereas the boys move forward quietly. After the lake, we leave in the direction of mountains to join our refuge for the night. Express ballad, but beautiful landscape through the forest and mountain.

At 5 pm we arrived. But already well tired by these few hours by horse. Once in the wooden house of our guide we participate in the various tasks. Men cutting some wood whereas Laura begins to prepare the meal. Yes we know it a little bit cliché but for the meal Laura was with our guide.

The meal home-made noodle, potatoes and meat. It is very good, we appreciate a lot. The night fell and bags did not still arrive. They were supposed to be here for night. We wonder what takes place, especially without sleeping bags then it’s very cold… the night risks to be funny. Then our guide goes by motorbike in the middle of the night to get back them. We wonder how he is going to do because 3 heavy bagpacks. 30 minutes later he is back with three bags tied up on the motorbike. We are so surprised. We congratulate him. The next day we go join our host family for the voluntary service. Andreu leaves first, then it is us. We begin by foot and guide take our bags. When the bags are putting down he’s coming back for pick us upon his motorbike.

 

We arrive and a dog had time to pee on the bag of Raph! That begins well. We perceive two children who invite us to enter while waiting for the parents. We enjoy for the first time the yack milk tea and the cream of yaks with the homemade bread. After a few minutes the mother arrives. She has no work for us today, she suggests us joining another family for today. This one moves the yurt to put it higher in the mountain. We find Andreu as well as a couple of Australian

We help them and one hour later everything its in the truck or pulled by the Yaks.

 

It is time now to go and go higher in the mountain to spend the winter time. Meanwhile Australian wait for the guide to go back to Bayara place in town. Mongolian family ask to Laura to go up with the 6 babies yaks whereas Raph up with guiding Yaks trailer. We are delighted to take care of animals, even if they do not listen too much and even if Raph has to push up the Yak by the nose.
We raise up the yurt. When the night begins to fall down everything is ready and the grandma prepares the tea to warm the workers. We are started to eat when Honda arrives in the yurt. We understand that we have to follow him to go to his place.

We thinking that it is the father of the family where we left bags. Very kind, Honda is picked us up with three horses. It is by horse that we join his yurt. Once arrived we notice that it is not the place where we‘ve left our bags.. We go into the yurt and let us find Mateusz, the Polish guy we have met in Irkutsk. We gave him website link for voluntary jobs also. We are happy to find him. he is there since a week and leave at Bayara’s place tomorrow. It is nice to share his experience of the week and some Mongols’ words he’s guessing.

When we arrive in the yurt. We meet munkgerel, Honda’s wife, Dolchine their child of 7mois and their two young children on holiday school Barogoune and Bathimik respectively 8 and 6years old. We are invite to eat again for the second time of the evening and to drink some tea.
Laura goes out to pee and back very fast. She explains that a yak goes straight her while she had a pee. Mateusz explains that yak likes to lick wee-wee!! OK. Now we know.
it is approximately 9 pm, we prepare bed for sleep.

Farmers in Mongolia

The next day awakening with the sun, we got a little cold. A good milktea with some bread and cream. So delicious. Laura. The mom takes care about yacks whereas Mateusz takes care of Dolchine. Then it is necessary to looking for some snow and cut some wood for the stove. Around 10:30 am, we eat again cream and bread before leaving in mountains with sheep.

At about 11:20 am here we are on the way with sheep. Approximately three hundred . It means a LOT!!

Mateusz explains us what he understand with his week’s experience. We are delighted to spend this day with him before ending up alone with all this sheep. Indeed nobody speaks English in the family. Except few words: sheep, eat, good, sleep. This day goes well, we return at about 3:30 pm. By arriving we perceive the mom preparing kind of sausage with intestine of sheep and cooking all entrails. Few minutes later it is a small bowl of womb. Laura makes bad faces but it is not the moment to say no. It is an honor to eat these parts of the animal. We eat with great difficulty and it is the moment for Mateusz to return to Hatgal.

Yeah! We are there in Mongolia!

 

Days follow each other and are partially the same. Every day the awakening around 8:30 am with the sun. Honda or his wife makes a fire. Sometimes that is made in a rather fast way, with a blowtorch. We lunch two or three pieces of bread with some yack cream, some sugar and all this accompanied with some famous tea with milk. Then Laura takes care of Dolchine whereas Raph returns some snow to melt it and filter it. At about 10:30 am it is the return of the draft of the yaks and the preparation of the tea and the butter / cream for the next day. A small sweep in the yurt, some logs of cut wood. We take a snack before leaving with sheep and goats. It is 11:30 am .

t is 11:30 am and it left for 3 at 4 am in mountains with approximately 300 goats and sheep. At this moment we cannot predict how’s that is going to take place. Sometimes animals are rather peace and settle rather easily to graze, and other times it is possible to walk one hour or two before finding a place where they settle more than 5 minutes. We begin to notice the differences of behavior between goats and sheeps. And we love throwing stones for make them move. It works pretty well!

It is rather funny, excepted that all this takes place in full mountain and it can become tiring to go up and down passing by snowy or very slippery parts of the forest A whole adventure!

 

When the sun is here it’s pleasant but when the wind and the clouds are present the temperature drops .

When 300 animals spread out on a whole hillside of mountain and when it is necessary to move them it’s all a story too! Return in the yurt between 3 and 4 o’clock, we leave sheep nearby in the direction of the yurt to let them graze freely till the hour of return in the enclosure around 6:30 pm. We breakfast again, little cream of yaks with some bread house before returning to our other daily occupations: baby, wood, snow. It is the winning triptych?

At 6 pm it is the mealtime, as every day we get our ration of goat, rice or pastas homemade. The quantity does not miss, and we serve us often twice. Most of the time we finish the meal with some yoghurt. Very good, very soft. It is 7:30 pm, the neighbors often come to drink a tea or two or three and to speak about their day. We feel a little bit as the attraction of the house. 7:30 pm it is also the hour of the homework for Barogoun and Batchémik .

The second week thy are helped by their older sisters they spend at least one hour and a half every evening to homework. And yes we are 9 in the yurt now. Not the time to be bored.

Towards 21h / 21h30 we prepare the bed, to sleep. The bed and the hand-made carpet. It is what they also use in the construction of the yurt to make the walls which will isolate from the cold. But the yurt has some aerations in the ground owed to the cat but not only, which creates currents of rather cold air during the night. With the additional clothes and sheets we manage to sleep. Except the cold Dolchine cry only two or three time per night for eat ..

Our camera releases us! A bit much frustrated but that’s life.
Many time that we are there and we see nobody washing ourselves. At the same time it is rather cold. We begin to feel very dirty, between sheep and baby who does not carry a layer …

We avoid you details but what we can say it is that the cold good mask for the smells, because we did not wash ourselves during 15 days except hands and teeth. A record for each of us of whom we are rather proud even if we are not pressed to beat it again.

Days follow each other and we begin to take the rhythm. We know the tasks which are dedicated to us and more or less when to make them. Everything is organized well in a day and sheep we discover every time a new place, new landscape. Being famer is a good way to visit neighborhood. To visit neighborhood from top to bottom and for that it is really brilliant.

The landscapes are magnificent and different from a mountain in the other one.
Already 15 days when we are there, the departure approaches.
It has been already 15 days that we are in Mongolian countryside. It is the hour to come back to Ulan Bator and to leave for China.

 

Full of souvenirs, experiences and cold accumulated with enjoyment. We are happy to have discovered the Mongol culture and lived their daily life for these two weeks. The Nature, horses, the kids, the yaks, the tea, the cooking, the sheeps… still!

 

 

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